Ceci est une traduction automatique (IA) de l’article original en anglais rédigé par Corinne Jeanmaire, le 18 juillet 2025.
Progrès de la recherche pour guérir les lésions médullaires – résumé de présentation
Corinne Jeanmaire a récemment été invitée à donner une présentation au centre de neuro-rééducation NeuroMove à Amsterdam (Pays-Bas), afin de partager les dernières avancées dans la recherche sur les lésions de la moelle épinière (LME). Avec près de 100 participants – une bonne fréquentation pour un samedi d’été – la session a réuni un public varié composé de patients LME et de professionnels de la rééducation.
Un sujet complexe
Étant donné la diversité du public – allant de patients nouvellement blessés à des spécialistes expérimentés de la rééducation – la présentation a été soigneusement structurée pour replacer les avancées actuelles, ainsi que le rythme perçu comme lent vers un traitement ou une percée scientifique, dans un cadre à la fois scientifique et stratégique.
Points abordés
1. Distinguer le battage médiatique des réels progrès et comprendre la réalité biologique des lésions de la moelle épinière.
La session a commencé par une réflexion sur la manière d’évaluer de façon critique les actualités positives concernant la recherche LME, en distinguant entre améliorations ponctuelles et véritables percées. Nous avons souligné la complexité des lésions médullaires, rappelant qu’un véritable traitement doit répondre à une cascade de défis biologiques – défis qui s’amplifient encore lorsque la lésion devient chronique (c’est-à-dire des mois ou des années après le traumatisme initial). Cette introduction réaliste visait à nourrir l’espoir tout en évitant les illusions ou la frustration.
2. Comment la recherche actuelle s’attaque aux défis des lésions chroniques de la moelle épinière.
Est-ce que la complexité des LME chroniques justifie d’abandonner tout espoir de récupération sensori-motrice ? Absolument pas. Nous avons présenté l’aperçu en ligne d’endParalysis qui recense les projets précliniques (tests sur animaux) et cliniques (essais humains) axés sur la récupération fonctionnelle. À partir de plusieurs études, nous avons montré combien la recherche LME évolue rapidement vers des approches plus intelligentes et ciblées. De plus en plus, les chercheurs combinent différentes stratégies pour traiter simultanément plusieurs problèmes biologiques dans une même thérapie.
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Cellules et thérapies cellulaires / à base de cellules souches : les cellules ne sont plus simplement transplantées ; elles sont désormais souvent reprogrammées pour plus de sécurité et d’efficacité, et combinées à d’autres traitements pour renforcer l’effet global.
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Biomatériaux et bio-matrices : des matériaux de pointe, issus des avancées supramoléculaires et nanotechnologiques, sont développés pour combler la lésion tout en délivrant des thérapies ciblées (par ex. des molécules stimulant la croissance neuronale ou des peptides neutralisant la cicatrice tissulaire).
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Thérapies géniques : elles permettent de “réactiver” les mécanismes de croissance neuronale avec précision, en activant ou désactivant certains gènes aux bons endroits et moments. Elles peuvent aussi délivrer des molécules thérapeutiques (par ex. l’enzyme Chondroitinase ou d’autres peptides) de manière contrôlée, dissolvant ainsi les tissus cicatriciels et stimulant les repousses neuronales, ce qui favorise des améliorations fonctionnelles.
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Neurostimulation : les dispositifs de neurostimulation, invasifs ou non-invasifs, montrent de réels résultats : parfois le retour partiel de mouvements ou de force dans les mains, les doigts ou les jambes, ou encore une amélioration des fonctions autonomes urinaires et intestinales. Dans la majorité des cas, les effets sont limités à la durée d’activation du dispositif. Toutefois, chez certaines personnes (surtout atteintes de lésions incomplètes), des améliorations fonctionnelles persistent même après l’arrêt, suggérant une récupération biologique, probablement grâce à la réactivation d’axones dormants ou à une plasticité accrue (création de nouvelles voies neuronales alternatives). Le domaine attire de forts investissements de start-ups dans le monde entier, notamment Onward Medical, qui a également présenté ce jour-là. Bien que l’amplitude des récupérations obtenues reste encore modeste, la neurostimulation constitue à la fois un excellent traitement initial et un complément précieux aux thérapies biologiques. Son grand avantage : de nombreux tests déjà réalisés chez l’humain, certaines technologies commençant même – lentement – à accéder au marché, offrant ainsi de nouvelles options à un plus grand nombre de patients. Ce n’est pas encore le cas des thérapies biologiques mentionnées ci-dessus.
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Interfaces cerveau-moelle (Brain-Spinal Interfaces) : ces thérapies, plus invasives, nécessitent généralement l’implantation d’un capteur dans le crâne (quoique des méthodes moins invasives soient en développement) ainsi que d’électrodes dans la moelle épinière. La majeure partie de la recherche en est encore au stade de “preuve de concept” et très éloignée d’une mise à disposition commerciale. Néanmoins, les progrès sont rapides et mondiaux, ce qui en fait une piste particulièrement prometteuse.
De la recherche vers la réalité clinique
Après avoir mis en lumière ces pistes prometteuses, nous avons abordé les réalités difficiles de la recherche sur les lésions de la moelle épinière :
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Modèles animaux : les rongeurs sont abordables, mais ne reflètent pas toujours fidèlement les blessures et la récupération humaines. Les modèles animaux plus grands, comme les porcs ou les primates, sont plus pertinents mais beaucoup plus coûteux, et donc utilisés avec parcimonie.
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Population de patients : le nombre relativement limité de patients atteints de LME, combiné au fait que la recherche se concentre souvent sur les lésions aiguës, crée des défis spécifiques. En laboratoire, les études sur lésions aiguës sont plus rapides et moins onéreuses. Cependant, dans la pratique, il est extrêmement complexe de tester une thérapie chez l’humain à un stade aigu (c’est-à-dire dans les heures ou jours qui suivent la blessure). Cela est dû aux taux de récupération spontanée, mais aussi à des considérations éthiques, car il est très difficile de déterminer les bénéfices ou les risques potentiels d’un traitement expérimental à un stade aussi précoce.
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Accent sur les LME chroniques : à la fondation endParalysis, avec nos partenaires, nous plaidons pour un renforcement de la recherche sur les lésions médullaires chroniques, où l’état est stabilisé et les résultats plus fiables. Cela concerne également le plus grand groupe de patients (des millions plutôt que des milliers de personnes) et donc le véritable marché pour les futures thérapies, malgré les obstacles biologiques accrus.
Réalisme et optimisme
Un traitement capable de guérir tout le monde est-il imminent ? Certainement pas. Mais il existe de véritables raisons d’être optimiste. Le volume de recherches, la sophistication des nouvelles approches expérimentales et le niveau d’investissement consacrés aux thérapies contre les LME n’ont jamais été aussi élevés.
Les avancées en biotechnologie, thérapie génique, nanotechnologie, organoïdes, intelligence artificielle, neurostimulation, interfaces cerveau-moelle et nouvelles techniques de réhabilitation intelligente convergent pour créer des percées qui transforment déjà d’autres domaines scientifiques. Le prochain défi consiste à intégrer ces innovations dans le champ central de la recherche régénérative en matière de LME.
La contribution de la fondation endParalysis
Pour plus d’informations détaillées sur les projets de recherche menés dans le monde, nous vous invitons à consulter notre dernier panorama de recherche disponible sur le site d’endParalysis.
Notre présentation à NeuroMove (voir ci-dessous) visait à proposer une vision à la fois réaliste, scientifiquement fondée mais aussi inspirante de la recherche curative sur les lésions de la moelle épinière. Elle met également en avant le type de recherche innovante, ciblée et intelligente que nous, Fondation endParalysis, sommes fiers de soutenir.
Si vous partagez notre mission et souhaitez contribuer à l’avenir de la récupération fonctionnelle après LME, rejoignez-nous pour faire la différence (cliquez ici pour découvrir comment nous aider).
Présentation à NeuroMove (Amsterdam, juillet 2025)
Vous trouverez ci-dessous la présentation délivrée par endParalysis à NeuroMove en juillet 2025. Cliquez sur la vignette pour ouvrir le PDF. Attention, les slides sont en anglais.
