Bas Hoogendoorn : se battre contre la paralysie, jusqu'au bout : Bas et sa famille ont décidé de faire un don à la recherche sur la moelle épinière.

Se battre contre la paralysie,  jusqu’au bout

Article par Corinne Jeanmaire et Anja Hoogendoorn, Avril 2017

Célébrer son handicap !

Le culte du bonheur de notre époque nous conduit à toujours nous montrer sous une lumière positive. Comment ferait-on sinon pour obtenir les Likes de nos amis Facebook et pour maintenir l’intérêt de nos followers ? Personne n’aime un visage triste … Evitez de parler de vos problèmes sinon vous serez expulsé de la tribu des gens heureux et cools !

C’est ainsi que les personnes handicapées, par exemple, doivent toujours se présenter sous leur meilleur jour et sont invités à « célébrer» leur handicap. Une personne paralysée entend souvent, comme un encouragement, que son bonheur ne se trouve pas dans ses jambes. Et c’est vrai, en fait, le bonheur ne dépend probablement pas de ce que vous avez, mais plutôt de la façon dont vous abordez la situation. A trop espérer guérir par exemple, vous pouvez finir par vous taper la tête contre le mur. En conséquence, les médias fourmillent d’exemples de personnes handicapées qui font des choses extraordinaires. Ainsi, on parle toujours de ceux qui vont bien et réussissent à surmonter leur peine et rarement mentionne-t-on de ceux qui, bien que très nombreux, se battent en silence et dans la douleur. Et pourtant ces personnes, dont Bas, méritent aussi notre attention !

Bas (26) est décédé le 1 Février 2017

Dix ans plus tôt, adolescent joyeux et sociable de 15 ans, il se cassa le cou. Une chute durant son cours de gym (aux anneaux) l’a rendu tétraplégique (C4/C5). Outre la lésion de la moelle épinière et la paralysie, une canule fut nécessaire à cause des nombreuses cicatrices ayant abimé sa trachée. A partir de ce jour, Bas vécut dans la douleur et eu besoin de soins en continu.

 

Un avenir incertain …

A quinze ans, Bas était en train d’explorer le monde. Soudainement, il ne pouvait plus vivre comme les jeunes de son âge. Il pensa même devoir abandonner les sorties « hardcore » de découverte de la vie dont les ados sont les adeptes. Mais ses parents ont fait en sorte que ne se produise pas, et l’ont conduit avec ses amis, dans un bus pour fauteuil roulant à diverses fêtes, et allaient le rechercher dans la nuit ou tôt le matin. Alors, il pouvait quand même profiter de sa jeunesse.

Bas Hoogendoorn R.I.PIl n’a pas pu finir ses études à cause de toutes ses visites à l’hôpital. Apprendre à survivre avec lésion haute de la moelle épinière et une canule trachéale lui coûtait énormément d’énergie dans une journée. Et pourtant, ces dernières années, il avait suivi des études à domicile sur le design graphique et Photoshop. Il apprit à utiliser toutes sortes de programmes d’édition graphique et travaillait encore récemment pour obtenir un baccalauréat en communication et de design multimédia.

 

 

Dix ans de lutte pour Bas et sa famille

Son rêve … Une vie sans douleur dans un corps comme les autres … cela n’était malheureusement pas possible et personne ne pouvait l’aider. Cette terrible douleur, la misère de la paralysie, les énormes spasmes, la sensation de froid continue, ses opérations de la trachée et les nuits blanches, la solitude, son incapacité et l’impuissance de sa famille ont eu raison de son courage. Bas s’est battu pendant 10 ans !

Espérons qu’il ait finalement trouvé la paix.

 

Une pensée pour les autres : don pour la recherche 

Bas et de sa famille ont décidé de demander aux personnes participant aux funérailles de Bas de faire un don pour la recherche sur la moelle épinière plutôt que d’offrir des fleurs.  Une belle somme (près de 1700 €, -) a ainsi été reçue en dons.
« Tout simplement parce que cela pourrait vous arriver à vous! » Une lésion de la moelle épinière ne peut pas être guérie, pas encore ! Cependant, la famille Hoogendoorn espère que ce don à la fondation endParalysis contribuera un tout petit peu à la recherche nécessaire pour guérir la paralysie ! La somme donnée  sera allouée pour 100% par la fondation endParalysis à la recherche de traitements des lésions de la moelle épinière.

 

Photo entête par B. Saeys : De gauche à droite : Corinne Jeanmaire (endParalysis), Ben Hoogendoorn, Irene Hoogendoorn, Anja Hoogendoorn, Elise Adriaanse (endParalysis) avec une photo encadrée de Bas Hoogendoorn, Fons Weijtens (endParalysis).  R.I.P. Bas.

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